BOSS
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Posté le: Sam Nov 21, 2009 2:09 am Sujet du message: ARTICLE SUR L ALBUM DE DOSEUR TIRE DU JOURNAL ; LE JEUNE IND |
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ARTICLE TIRE DU JOURNAL LE JEUNE
INDEPENDANT
LE JUENE INDEPENDANT
DOSEUR EST DANS LA PLACE
-Les enfants du seize G8 Street, lieu d'appartenance algéroise, débouleront en force
en décembre prochain avec un nouvel album intitulé «Wled settache», qui paraîtra
sous le label Editions Mondial Cinéma.
En effet, c'est sous la patte du leader du groupe, «Doseur», plus connu par ses parents sous le prénom de Djamil, que nous découvrons en exclusivité cet album. Djamil, dix-huit ans au compteur, digne enfant de Ben Omar, dans la périphérie de Kouba, écrit des chansons depuis l'âge de 14 ans. On l'encourage vivement à continuer et c'est donc avec Abd12J, son cousin, qu'il réalise un travail musical. Puis c'est la rencontre avec Chiheb, un peu plus âgé et qui fait son chemin sur la scène rap depuis un certain temps déjà. Cette rencontre avec Chiheb concrétise un travail de studio, qui a commencé en juillet dernier avec un enregistrement en studio. Il convient de noter que ce travail s'avère payant pour «Doseur», qui maîtrise le synthé et possède plusieurs cordes à son arc. Il continue ces études au lycée et se laisse même aller à vendre dans le magasin familial avec comme projet une inscription future au conservatoire. Mais paradoxalement à ce parcours somme toute classique du rappeur traditionnel, «Doseur» est un enfant terrible de la scène gangsta rap algérienne, qui est en fait un rap hérité des Américains et qui évoque les jeunes de tous les milieux déshérités, les pauvres, les chômeurs. Il écrit des textes sur la dureté de la vie, la vie de quartier, les problèmes de drogue et de délinquance sur des rythmes lents qui adoptent quasiment le «beat» du rythme cardiaque. L'originalité du collectif G8 Street est qu'il utilise plusieurs instruments, comme les claviers, les trombones, la basse et la batterie. Il nous livre donc quelques bons titres qui colorent la scène musicale par de bien belles sonorités, avec huit titres bien sentis, comme Wled settache, un clash en guise de réponse à des rappeurs d'Oran, qui ont proféré des insultes aux gars d'Alger avec une phrase qui dit en gros : «Ne dis jamais que tu es meilleur que moi.» Le deuxième titre est estampillé sur un regret avec Si je devais, qui retrace l'histoire de la vie de quartier de jeunes et de rappeurs. Yekdeb alik est un titre écrit par «Doseur» lui-même avec aussi une évocation de la vie de gangster original aux Etats-Unis. Il y a aussi Overdose, qui est un symbole autour de la vie en banlieue algéroise.
Asmaâ (Ecoute) est un bon petit morceau de rap au flow assez lent. Le quartier «Un, six», comme on dit, est le lieu d'appartenance, le seize de la capitale avec un final de l'album qui sent la fin sur un titre intitulé : Game over. Il traite la délicate question de la délinquance sous toutes ses formes.
En tout cas, «Doseur» avec le G8 Street, nous surprend par la maturité et la force de son engagement musical. Un album à découvrir de toute urgence sous les lumières des gyrophares et les sons étourdissants des sirènes...
Jaoudet Gassouma
Album Wled settache,
de G8 Street, Editions Mondial Cinéma.
Sortie prévue en décembre prochain _________________ KE DU NEW KE DU FRAIS POUR TT SKI CONCERNE LA COLLECTIF G8-STREET |
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